Cet accompagnement s'adresse aux adolescents et aux adultes qui portent le poids d'expériences douloureuses et qui souhaitent, à leur rythme, trouver un espace pour les déposer, les comprendre et avancer en prenant appui sur les pratiques corporelles.
Les situations qui amènent à consulter sont variées. Chaque
histoire
est unique.
Parmi les vécus les plus fréquemment rencontrés :
le harcèlement scolaire, qu'il soit physique, verbal ou numérique, et ses répercussions durables sur l'estime de soi et le sentiment de sécurité
les violences intrafamiliales, sous toutes leurs formes
le deuil ou la perte d'un être cher et le chemin parfois long du travail de deuil
les accidents, les hospitalisations ou les expériences médicales difficiles
les ruptures brutales, qu'elles soient affectives, professionnelles ou identitaires
les violences psychologiques, verbales ou physiques vécues dans un cadre relationnel ou professionnel
les chocs émotionnels liés à des événements soudains et imprévisibles
tout événement qui a profondément ébranlé votre sentiment de sécurité, de confiance ou de valeur personnelle
Il n'existe pas de hiérarchie dans la souffrance et chaque blessure mérite d'être accueillie, quelle qu'en soit la forme.
Cette définition se base sur celle donnée par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), qui est le texte de référence pour les praticiens et chercheurs en santé mentale au niveau international.
Le stress traumatique suppose d'avoir été confronté à la mort, à une menace de mort, à une blessure grave ou à des violences sexuelles. Il peut résulter de l'expérience directe d'un événement traumatisant ou d'en avoir été témoin, d'apprendre que l'événement est survenu à un membre de sa famille ou à un proche, ou d'une exposition répétée à des détails du traumatisme, y compris dans le contexte de son travail (par exemple, les pompiers lors d'une intervention).
Quand les symptômes du traumatisme perdurent après l'événement traumatique, on parle de stress post-traumatique.
Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est l'ensemble des symptômes spécifiques qui apparaissent généralement dans les trois mois qui suivent un événement traumatique et qui durent plus d'un mois.
Un événement est dit potentiellement traumatique parce qu'il ne devient pas automatiquement un traumatisme pour toutes les personnes qui le vivent. De plus, face à un stress répété, le cerveau s'adapte pour survivre mais cette adaptation prend des formes très différentes selon les individus.
Plusieurs facteurs influencent la façon dont une personne va réagir à un événement difficile : l'histoire personnelle et les expériences antérieures, la qualité des liens affectifs et du soutien reçu dans l'entourage, l'âge au moment de l'événement, sa durée et sa répétition, le sentiment de contrôle ou d'impuissance vécu sur le moment, et les ressources internes disponibles pour y faire face.
La présence de proches informés, capables d'écouter sans presser, constitue un facteur protecteur majeur. À l'inverse, l'isolement, l'incompréhension ou le silence aggravent les effets du trauma.
La situation la plus complexe à traverser reste celle des expériences négatives répétées pendant l'enfance. Une exposition précoce et répétée au stress perturbe la maturation des circuits cérébraux impliqués dans la régulation des émotions et dérégule l'axe du stress ce qui peut avoir des impacts sur la santé (étude ACE de V. Felitti, 1998).
C'est une réalité qui demande un accompagnement particulièrement attentif, doux et respectueux du temps nécessaire à chaque personne pour avancer.
Vous en reconnaissez peut-être certains :
Ces manifestations ne sont pas des signes de faiblesse. Ce sont les réponses naturelles d'un système nerveux qui a cherché à vous protéger et qui n'a pas encore trouvé le chemin du repos.
Ma formation en psychotraumatisme me permet d'avoir une lecture "sensible" du trauma, c'est-à-dire qu'elle me donne la possibilité de remarquer, reconnaître, réagir et de ne pas retraumatiser la personne pendant la pratique. J'ai aussi un regard attentif à ce que vous portez au-delà de votre vécu individuel : votre contexte familial, social, culturel, tout ce qui a contribué à façonner votre rapport à vous-même et aux autres.
L'objectif est de transformer la façon dont vous portez votre expérience. Je m'attache donc davantage aux impacts du traumatisme sur votre système nerveux que sur l'exploration des événements eux-mêmes. Ce sont donc les moyens qui permettent de réguler votre système nerveux qui sont au centre de mon accompagnement.
Ce dernier s'appuie sur une combinaison d'approches choisies en fonction de ce que vous traversez et de ce qui vous convient : sophrologie, RITMO®, yoga polyvagal et TCC peuvent être mobilisés ensemble selon vos besoins.
Au fil du travail, vous pouvez retrouver un sentiment de sécurité intérieure, apaiser les réponses automatiques de votre système nerveux, redonner du sens à votre vécu, reconstruire une image plus juste de vous-même et retrouver de la capacité à vous projeter.
Le cadre de l'accompagnement peut exiger de faire appel à différents intervenants spécialistes du psychotraumatisme (psychiatre ou psychologue) notamment lorsqu'il s'agit d'accompagner un traumatisme complexe pouvant aller jusqu'au trouble dissociatif de l'identité (TDI). Dans ce cas, je vous orienterai vers des professionnels qui pourront aussi vous proposer un diagnostic.
Aider les personnes traumatisées à « identifier des « îlots de sécurité » intérieurs,
c'est-à-dire des parties de leur corps, des gestes, des postures sur lesquels ils peuvent
s'appuyer
dès
qu'ils se sentent coincés, furieux ou terrifiés. »